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EN BREF
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Pierre-Marie Carvajal, nouvellement nommé vice-président en charge de la gestion des déchets de la Métropole de Montpellier, dévoile sa stratégie pour transformer cette problématique cruciale. Confronté à l’énorme défi de l’exportation de 113 000 tonnes de déchets chaque année, il souligne l’importance du projet de CSR (Centre de Stockage et de Récupération) pour réorganiser la filière et mettre un terme à cette situation. Avec un calendrier ambitieux, il prévoit la construction de cette unité d’ici 2029, tout en réaffirmant l’engagement de la Métropole vers une politique de zéro déchet et une sensibilisation accrue auprès des citoyens.
« On me souhaite bon courage » : le nouveau ‘Monsieur Déchets’ partage sa stratégie pour révolutionner la gestion des déchets dans la Métropole
Pierre-Marie Carvajal, fraîchement élu maire de Castries et vice-président en charge de la gestion des déchets pour la Métropole de Montpellier, se trouve face à un défi de taille. Confronté à l’absence d’exutoire pour les déchets de sa collectivité, il doit également gérer un système d’exportation onéreux et peu écologique. Dans cet article, il dévoile sa vision et sa stratégie pour transformer la gestion des déchets grâce à un projet ambitieux qui vise à réduire l’exportation des déchets, améliorer le recyclage et s’orienter vers une économie circulaire.
Une délégation de confiance
Au début de son mandat, Pierre-Marie Carvajal a été gratifié d’une confiance particulière en recevant la vice-présidence pour la gestion des déchets. Cette mission est souvent perçue comme un cadeau empoisonné par ceux qui savent à quel point ce sujet est épineux. Cependant, Pierre-Marie considère cette délégation comme un engagement au service de la collectivité et des citoyens.
Il exprime sa détermination à travailler dur pour atteindre les objectifs fixés, tout en savourant les encouragements qui lui sont adressés. Le projet de Circular Solid Waste Recovery (CSR) s’avère être un levier central, destiné à réorganiser la filière et à mettre fin à l’exportation de déchets, une pratique actuellement jugée hérétique par le maire.
Le constat : des déchets exportés sans solution alternative
La situation actuelle à Montpellier est critique : la Métropole est la seule collectivité de France n’ayant pas de solution d’exutoire. Chaque année, 113 000 tonnes de déchets sont exportées, engendrant environ 4 500 camions et coûtant près de 28 millions d’euros. Cette importation/exportation de déchets est perçue comme une aberration, et la communauté doit agir rapidement pour trouver des solutions durables.
Pierre-Marie souligne que différentes localités, notamment dans le Gard et les Pyrénées-Orientales, profitent de la situation, incitant la Métropole à explorer des alternatives viables. En réorganisant la gestion des déchets, il souhaite mettre fin à cette fuite des ressources.
Le rôle du CSR et la répartition des déchets
Le projet de CSR constitue un élément crucial de la stratégie de Pierre-Marie Carvajal. Cette installation ambitionne d’accueillir 40 000 tonnes de déchets non recyclables. Actuellement, d’autres installations comme Déméter et Amétyst sont déjà utilisées, mais elles ne suffisent plus à absorber la totalité des déchets produits.
Au total, Amétyst traite 127 000 tonnes d’ordures ménagères résiduelles, 29 000 tonnes de biodéchets et 23 000 tonnes de déchets verts. La création du CSR permettra ainsi de redistribuer plus efficacement les responsabilités de traitement des déchets, tout en réduisant l’empreinte carbone de la Métropole.
Un calendrier rigoureux pour l’implémentation
Le calendrier pour l’implémentation du projet CSR est déjà bien défini. La phase de concertation se déroule jusqu’au 14 juin, suivie d’une enquête publique entre octobre et décembre. Pierre-Marie énonce que des aménagements seront initiés jusqu’au printemps prochain pour préparer le terrain.
Les travaux pour le CSR et l’unité biométhane (TVR) débuteront en septembre 2027, les premières livraisons étant attendues pour le 30 novembre 2029. Le maire est déterminé à ne pas perdre de temps dans cette transformation essentielle.
Un coût maitrisé pour l’avenir
Le coût réel du projet CSR a été évalué à 31 millions d’euros, en contradiction avec les chiffres exagérés souvent diffusés sur les réseaux sociaux. Au total, l’investissement durant les quinze années de la délégation de service public s’élève à 565 millions d’euros, qui comprendra également des frais d’exploitation et d’investissement dédiés.
Cette gestion financière adéquate témoigne de l’engagement du maire à garantir que les ressources seront non seulement utilisées efficacement, mais qu’elles contribueront également à réduire les coûts à long terme.
Améliorer la gestion des odeurs avec Amétyst
Depuis la fermeture de l’ISDND en décembre 2019, la situation n’a pas été simple pour l’usine Amétyst. Cela a entraîné des dysfonctionnements, ce qui a conduit à des soucis d’odeurs. La loi entrée en vigueur le 1er janvier 2027 interdit la production et l’épandage des ordures ménagères, ouvrant quelque espoir pour une solution pérenne.
Avec la création du CSR, Pierre-Marie Carvajal envisage de réguler cette problématique en produisant un compost de meilleure qualité issu exclusivement des biodéchets, une ressource mise en avant dans leur stratégie de gestion.
Une politique zéro déchet profondément ancrée
Le projet de CSR ne signifie pas un abandon des idéaux de la politique zéro déchet initiée par son prédécesseur. Au contraire, cette nouvelle structure incitera à renforcer les initiatives de prévention et de tri, pour approcher de plus en plus le zéro déchet.
Les objectifs ambitieux de Pierre-Marie en matière de réduction des déchets, associés à des actions concrètes telles que la sensibilisation des citoyens via les éco-messagers, promeuvent cette volonté d’aller vers un modèle durable tout en impliquant les citoyens dans ce changement de paradigme.
Mobilisation des artisans et des institutions publiques
La gestion des déchets ne peut pas reposer uniquement sur les citoyens. Ainsi, Pierre-Marie Carvajal met un point d’honneur à travailler aussi avec les artisans et les établissements publics tels que les hôpitaux, maisons de retraite, et écoles pour optimiser la collecte des biodéchets.
Avec la couverture de l’ensemble des communes prévue pour fin 2026, le maire s’est fixé pour objectif d’atteindre un volume de collecte des biodéchets de 20 000 tonnes à terme. Ces efforts soulignent l’importance d’une approche collective dans la gestion des déchets.
Un bilan prometteur après un an
Après un an d’efforts continus, environ 2 500 tonnes de biodéchets ont été collectées, mais il ne s’agit que du début. Avec un objectif de 11 000 tonnes attendues à l’ouverture du CSR en 2030, Pierre-Marie estime que les biodéchets recèlent une vraie ressource énergétique et organique à exploiter.
Relation avec Urbaser et rassurer les riverains
La relation entre la Métropole et Urbaser, responsable du traitement des déchets, est qualifiée d’exigeante. Pierre-Marie insiste sur l’importance de procéder à des contrôles rigoureux pour garantir la sécurité environnementale. Par ailleurs, une transparence totale sera mise en place pour rassurer les riverains concernant les rejets atmosphériques.
Pour assurer un suivi précis et technique, un système indépendant de contrôle via Atmo sera installé, en plus de la commission de suivi de site associant l’État, les riverains et associations environnementales.
Objectif : réduire la TEOM de 10 % d’ici 2030
Un des grands objectifs de Pierre-Marie est de réduire la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) de 10 % d’ici 2030. Grâce au CSR, la production d’énergie sous forme d’électricité et de biométhane sera multipliée par 6,5, permettant ainsi une meilleure gestion financière de cette partie du service public.
Le raccordement d’un plus grand nombre de logements au réseau de chaleur ne fera qu’accentuer cette optimisataion, avec près de 6 000 nouveaux domiciles concernés à Montpellier Sud.
Engagement à long terme
Pierre-Marie Carvajal est convaincu qu’à l’issue de son mandat, des résultats concrets et visibles seront au rendez-vous. En adoptant des pratiques de CSR éprouvées ailleurs, il espère que le modèle suit une approche d’économie circulaire, de réemploi et de recyclage.
Un mot d’ordre pour les citoyens
Pour le maire, l’éducation et la sensibilisation envers les habitants de la Métropole sont essentielles. Son mot d’ordre est clair : trier plus et trier mieux. En effet, il est alarmant de constater qu’à l’échelle métropolitaine, seule la moitié des bouteilles en verre est recyclée. La pédagogie demeure donc un outil central dans cette transformation vers une gestion durable des déchets.
Une priorité : la tarification incitative au poids
La Métropole avait envisagé d’introduire une tarification incitative au poids, un projet qui reste en suspens pour le moment en raison de contraintes pratiques. Cette démarche témoigne de l’engagement envers une gestion des déchets responsable et économiquement viable, même si elle n’est pas encore mise en œuvre pour l’instant.
Pierre-Marie Carvajal se dirige vers une gestion des déchets plus respectueuse de l’environnement, combinant innovation technologique et sensibilisation citoyenne, tout en travaillant avec divers acteurs pour garantir une transition vers un modèle circulaire. Grâce à ces efforts, l’objectif affiché reste ambitieux mais nécessaire dans la lutte contre le gaspillage et la préservation de notre planète.

Une approche novatrice pour la gestion des déchets à Montpellier
Pierre-Marie Carvajal, le nouveau vice-président en charge de la gestion des déchets, a récemment pris ses fonctions, succédant à René Revol. Avec un dossier aussi épineux, de nombreux observateurs lui souhaitent « bon courage ». Pourtant, il aborde ce défi avec détermination et une vision claire.
Lorsqu’il a été nommé, Pierre-Marie a exprimé son honneur face à la confiance que lui a octroyée le président. À chaque prise de parole publique, il ressent le poids des attentes et des doutes. « On me parle souvent de chance, mais je suis convaincu que c’est le travail qui comptera le plus dans notre réussite », confie-t-il.
Actuellement, la situation est préoccupante : la Métropole est contrainte d’exporter 113 000 tonnes de déchets par an, engendrant un coût substantiel de 28 millions d’euros. Cette réalité le pousse à agir avec une grande urgence. « Nous n’avons pas d’exutoire, et il est essentiel de réorganiser notre filière, » explique-t-il.
Avec le projet de CSR (Centre de Stockage et de Recyclage), Pierre-Marie ambitionne de transformer cette problématique. Le CSR, une innovation majeure dans la gestion des déchets, absorbera les déchets non recyclables, ce qui représente une avancée significative pour la Métropole. « Nous ne voulons plus être à la merci d’autres territoires. C’est une hérésie d’exporter autant de déchets », déclare-t-il avec conviction.
Concernant l’usine Amétyst, dont le fonctionnement avait été affaibli, Pierre-Marie affirme qu’il est temps de tourner la page. « Le processus de traitement des déchets doit être dynamique et efficace », insiste-t-il. Il dévoile avec fierté que le CSR devrait traiter 40 000 tonnes de déchets et ainsi contribuer à la diminution des volumes exportés.
Sur le plan environnemental, l’impact de la gestion des déchets est une préoccupation majeure. Pierre-Marie souhaite rassurer les riverains, en affirmant que l’ensemble des rejets sera scruté de près. « Nous allons instaurer une transparence totale », promet-il, convaincu que cela améliorera la confiance du public envers les initiatives de la Métropole.
Son objectif ? Réduire la taxe d’enlèvement des ordures ménagères de 10 % d’ici 2030. « Moins de déchets non traités c’est plus d’économies et une meilleure gestion », explique Pierre-Marie avec enthousiasme. Il est persuadé que de meilleures pratiques de tri et de recyclage permettront d’atteindre cet objectif ambitieux.
Alors que certains s’interrogent sur la faisabilité de ces projets, Pierre-Marie maintient le cap. « Nous nous inspirons de modèles qui ont bien fonctionné à l’étranger, comme à Barcelone ou Copenhague. Tout doit s’inscrire dans une économie circulaire« , précise-t-il, prêt à relever les défis du futur.
Pour finir, il appelle les habitants à s’engager activement en maintenant l’accent sur l’importance du tri. « Trier plus et mieux est la clé. Chaque geste compte dans notre lutte contre le gaspillage », conclut-il avec une note d’optimisme.
